Ici, le syndrome de la page blanche ça ne se peut pas, mais on pourrait le remplacer par le syndrome du graffiti, une masse d'informations et de termes non digérés. C'est ce qui explique mon retard à produire cet article. J'en suis à ma troisième version. Je dois me mettre dans la peau des lecteurs pour réaliser que ce que j'avais écrit ne faisait aucun sens. Donc prise trois!
Du côté des machines virtuelles, la prochaine génération va avoir accès à 8 processeurs virtuels et 256 Go de mémoire. Pour le stockage, les fichiers vmfs pourront faire du Thin Provisioning, soit de l'utilisation à la demande et des Linked Clones, soit du stockage partagé pour le bloc identique. Du côté réseau, ce sera un commutateur virtuel global, donc des définitions identiques pour tous les serveurs ESX qu'il dessert et l'ouverture à des solutions externes comme le Nexus 1000V de CISCO, une machine virtuelle qui est en fait un premier commutateur tiers; en terme pratique, on peut acheter un commutateur CISCO (virtuel) avec toutes les options que l'on désire et l'intégrer dans l'environnement virtuel pour gérer chaque connexion interne. Sur ce dernier point, c'est probablement plus une bonne nouvelle pour les gestionnaires de VMware dont le travail de réseautique virtuelle se faisait sous l'œil méfiant des gens de réseaux, tandis que ces derniers doivent se réjouir de pouvoir enfin reprendre le contrôle de tout le réseau.
Du côté application, nous avons eu une démonstration d'une nouvelle option des machines virtuelles; la tolérance de pannes. En cliquant l'option Fault Tolerance vCenter, anciennement Virtual Center, prépare automatiquement un clone sur un deuxième serveur ESX. Cette copie est identique et parfaitement synchronisée. Dans la démonstration, le serveur ESX, sur lequel fonctionnait la machine virtuelle, a été éteint sans que l'application s'en ressente. Le système a de plus préparé une nouvelle machine sur un troisième ESX pour parer à un prochain incident. Au niveau des services du Kernel, on trouve VMSafe qui permettra à une instance virtuelle (un autre mot pour machine virtuelle) de profiter des services du Kernel pour, par exemple, faire la détection de virus sur toutes les écritures aux disques que le noyau fait pour les machines virtuelles. On voit se dessiner des solutions de sécurité sans agents et indépendantes des systèmes d'exploitation.
Du côté de la virtualisation pour l'utilisateur, une démonstration intéressante a été faite sur la création de 25 postes de travail pour des usagers en mode terminal (la solution VDI). La création a pris moins d'une minute grâce à l'utilisation de Linked Clones. Par la suite, nous avons vu une mise à jour des postes avec l'installation d'une nouvelle application par ThinApp, ainsi que la désactivation d'un usager, comme dans le cas d'une fin de contrat.
Une autre démonstration intéressante a été celle d'AppSpeed. Nous avons vu comment le logiciel découvre tout ce qui se passe en établissant une carte détaillée des activités d'une application. Le logiciel découvre jusqu'aux banques de données utilisées et trace la carte des éléments qui composent le chemin depuis la demande de l'usager. Il peut surveiller la conformité avec les critères de services des différents composants. À chaque élément, on peut alors définir des actions à prendre selon les conditions et donc, par exemple, démarrer une nouvelle instance de l'application. Ce produit mérite que l'on s'y attarde et dès que je trouverai quelques documents, je traiterai de ce sujet plus en détail.
J'aimerais terminer avec VirtualCenter, dont le nom va changer pour vCenter, qui ne va plus fonctionner sous Linux, mais bientôt sur des technologies mobiles comme le iPhone et cie.
Bref une session chargée et dont je n'ai fait qu'un sommaire succinct.
Que ce soit parce que je vous ai mis l'eau à la bouche ou parce que je n'ai pas bien réussi à vulgariser les technologies présentées, j'espère que vous voudrez voir la présentation pour vous-même. Je vous informerai de la disponibilité de la présentation.
À plus tard!