Dans un monde en évolution comme celui de la virtualisation, les générations sont de courte durée. L'image de VMware comme hyperviseur ne correspond plus à la réalité.
Le premier changement s'est effectué avec VirtualCenter, quand on a dépassé le domaine physique des serveurs virtuels pour créer une abstraction des ressources physiques. De plus, c'était la première offre exclusivement Windows, donc un changement d'orientation quant à la clientèle visée. Avant VirtualCenter, la gestion d'ESX exigeait de bonnes connaissances de Linux; la version ESX3i a éliminé cette nécessité.
La dernière famille des nouveaux produits s'adresse maintenant à un plus haut niveau encore en servant les objectifs de gouvernance. Quelques exemples sont l'offre de virtualisation des bureaux avec des produits comme Virtual Desktop Infrastructure qui permettent la livraison des objectifs de services pour les utilisateurs ou un produit comme Site Recovery Manager qui permet de configurer et tester les protocoles de recouvrement en cas de désastre ou encore un produit comme Stage Manager qui fait la gestion de groupes de machines ayant des dépendances entre elles; il m'a fallu faire le laboratoire pour apprécier toute la valeur du produit.
Tout ça pour vous présenter les trois générations des produits VMware : il y a eu d'abord ESX, l'hyperviseur, dont le prix a passé de plus de 6 000 $ avec ESX 2.x à 0 $ avec ESX3i; ensuite vient VirtualCenter et ses options de gestion des ressources consolidées (VMotion, DRS et HA), un produit dont ESX n'est qu'un service; et finalement toutes ces dernières offres qui répondent aux besoins qu'ont les gestionnaires d'assurer une qualité de service tout en gardant le contrôle de l'ensemble des ressources. Une façon de voir ces trois générations c'est au travers de la clientèle à laquelle elles s'adressent : ESX pour simplifier le travail du technicien qui faisait des installations matérielles, VirtualCenter pour les responsables du centre de traitement et Site Recovery Manager, par exemple, pour le directeur de l'informatique.
Cet après-midi, j'ai pu faire deux laboratoires avec instructeurs, soit le Stage Manager, parce qu'il n'y avait pratiquement pas de file d'attente, et le Site Recovery Manager pour lequel j'étais sur une liste d'attente. J'ai bien aimé l'expérience et les laboratoires ont été très instructifs. Par la suite, ce fut l'ouverture du salon des exposants, la foire aux cadeaux publicitaires et aux technologies. Je n'ai pas fait le tour, mais j'en ai déjà tiré quelques bons contacts et sujets à poursuivre.
J'ai la tête remplie de toutes sortes de sujets, de la grandeur de la salle où les repas sont servis, à l'ampleur du congrès, en passant par le défi de la logistique; bref à la démesure de Las Vegas. Le temps me manque et il me faut un peu de répit pour ne pas hypothéquer la journée de demain; surtout qu'il ne reste que trois autres jours à ce rythme. Remarquez que ce n'est rien à comparer à un compagnon de table lors du déjeuner : il est arrivé d'Autriche hier, retourne jeudi, pour repartir en Grèce le lendemain.